Type 6104
(formerly typ/4088)

Ἥδ᾽ ἡ τετρακτὺς τῶν θεοπνεύστων βίβλων
τῶν παρὰ Παῦλου καλῶς συντεθειμένων
τοῦ κτήτορός τε τῆς μονῆς καὶ ποιμένος
Εὐεργέτιδος τῆς σεβασμιωτάτης
ἀφιερώθη τῇ μονῇ Γαλησίου·
ἡ μὲν δυὰς πρὶν παρὰ Θεοδωρίτου,
ἀνδρὸς μονήρει διαπρέψαντος βίῳ,
ἡ δ’ αὖ γε λοιπὴ διπλενὰς τῶν πυξίων
πρὸς Μακαρίου τοῦ μοναστῶν ἐκκρίτου
καὶ τοῦ μοναχοῦ τανῦν Ἀθανασίου·
τοῦ μὲν χειρὶ γνώμῃ τε πλουσιωτάτῃ
τὰ σωματῶα ταυτὶ παρεσχηκότος,
τοῦ δ’ ὡς ἐφικτὸν ταῖν χεροῖν γεγραφότος·
οἳ ταῖς ἑαυτῶν κλήσεσι δηλοῦσί πως,
ὡς αἵδε δῶρον εἰσὶ τοῦ Θεοῦ λόγου
καὶ τοῖς διεξιοῦσι ταύτας ὡς δέον
μακαρίαν νέμουσιν ἀθανασίαν
καὶ μακαρισμὸν ἀθάνατον τοῖς πᾶσι.
Ταῦτα μαθόντες ἅπας οὖν ἐντυγχάνων
μὴ τοῖς ὁρατοῖς γράμμασι τοῦ βιβλίου
ἐναπομείνῃς, οὐ φρενῶν εὐβουλίᾳ,
μὴ δ’ αὖθις αὐτῶν τοὺς τύπους ἀπεικότως
τῶν λέξεών τε καταγνῷς τὰς συνθέσεις,
μήτ’ ἀλόγως ἐννοίας αὖ τὰς τῶν λόγων,
ὡς ἄλογός τις, κακίσῃς τὰς ἐλλόγους,
ἀλλ’ ὡς ἐχέφρων τὴν δύναμιν τῶν λόγων,
τὴν ἁπλοικῇ συντεθειμένην φράσει
ἐν νῷ σκοπήσας, καὶ καλῶς βασανίσας,
καὶ σὺν Θεῷ γνοὺς ἁπλότητι καρδίας,
ἄλλως γὰρ ὡς δεῖ γνωριεῖ τις οὐδόλως
εἰ μὴ δι’ ἁπλότητος ἂν τῆς ἁγίας,
ὄπισθεν αὐτῶν ἀμεταστρεπτὶ δράμε
ὁσημέραι σὸν φίλων ἀλείφων νόα
καὶ δαψιλῶς γάλακτι τῷ τούτων τρέφων
πρὸς ἀρετῶν τε θείαν ἰθύνων τρίβον
καὶ γυμνὸν αὐτὸν γηΐνου παντὸς πράγους
Θεῷ παριστῶν τῶν ὅλων καὶ δεσπότῃ.
Εἴ που δὲ καί τι σκῶλον αἴφνης ἐμπέσῃ,
ὡς ἄγαν οὔσης στενοτάτης τῆς τρίβου,
πεφύκασι γὰρ ταῦτα ταῖς στεναῖς ὁδοῖς,
ῥάβδῳ προσευχῆς νήψεως μύωπί τε
σύντριψον, ἀφάνισον αὐτὸ συντόμως,
μήπως ἐαθὲν ἀμελῶς βραχεῖ χρόνῳ,
πλήξῃ βιαίως λάθρᾳ καὶ τραυματίσῃ
ψυχῆς τὸ κάλλος καὶ πρὸς ᾅδην ἀγάγῃ.
Γίνωσκε δ’ αὖθις ὡς ἅπαντες οἱ λόγοι
τῶν θειοτάτων ἁγίων τε πατέρων
οὐκ ἐκ σοφίας τῆσδε τῆς ἀνθρωπίνης,
ἀλλ’ ἀπὸ τῆς ἄνωθεν εἰσὶν ἠγμένοι,
καὶ πνευματεμφόρως μὲν ἠγορευμένοι,
πάσης δε καλῆς διδαχῆς πεπλησμένοι
ψεύδους τε πάντες πάμπαν ἀπηλλαγμένοι
καὶ παντός ἄλλου πλάσματος κακοτρόπου.
Εἴ σοι δ’ ἑαυτοῖς τινὲς ὡς ἐναντίοι
δοκοῦσιν ἐκ σῆς ἀτελοῦς θεωρίας,
πίστευε τῇ σῇ μηδόλως διακρίσει,
ἀλλ’ ἀγνοεῖν δόξαζε τούτων τὸ σθένος
καὶ σπεῦδε τούτους ταχέως παρατρέχειν·
ἢ τοῖς γέρουσι τῷ νοῒ καὶ τῷ βίῳ
ἄγγελε τρανῶς, ἁπλότητι καρδίας
καὶ θερμότητι πίστεως ἄνευ δόλου·
καὶ δὴ μαθήσῃ σὺν Θεῷ καλῶς τότε
τὴν γνῶσιν αὐτῶν πλείοσι τὴν κρυφίαν,
καὶ χαρμονικῶς τὸν κύριον δοξάσεις
τὸν ἐνθέοις πρίν χείλεσιν εἰρηκότα
αἰτεῖτε, καὶ λήψεσθε, πίστει καρδίας,
ἔργοις δὲ τανῦν τοῦτο πληροῦντος ξένως·
ὃν εὐλογεῖν, ὑμνεῖν τε καὶ μεγαλύνειν
μὴ δῆτα παύσῃ χείλεσι καὶ καρδίᾳ,
ὅπως λιταῖς σαῖς νεύσας ὡς εὐεργέτης
τὸ καρδίας κάλυμμα τῆς σῆς ἐξάρῃ,
περιβαλῇ τε διακρίσεως φάος
καὶ γνώσεως ἔλλαμψιν αὐτὴν ἐνδύσῃ·
καὶ τηνικαῦτα καθαραῖς νοὸς κόραις
ἀσκαρδαμυκτὶ καθορᾶν ἐξισχύσεις
γραφῆς πρὸς αὐτὸ τῶν νοημάτων βάθος,
κἀκ τοῦδε πάλιν ὀξέως ἀναδράμῃς
πρὸς τὴν λοφιὰν τῆς ἀρετῆς, ἧς ἄπο
Θεὸν νοηταῖς κατίδῃς βλεφαρίσιν.
Ἔτι δὲ καὐτὸς εὐμενῶς καὶ γνησίως
ἐπὶ σὲ βλέψει καὶ φρυκτωρήσει ξένως
καὶ τὴν πρὸς αὐτὸν πλουτίσει παρρησίαν,
δι’ ἧς δυνήση τῷ βροτουργῷ δεσπότῃ
ἁβρῶς ὁμιλεῖν ἀπτοήτῳ καρδίᾳ·
παρ’ οὗ μαθήσῃ παραδόξων μυήσεις
μυστηρίων τε γνῶσιν ἀρρητοτρόπων·
καὶ πρὸς γε τούτοις, ἐξαναστῇς πρὶν θάνῃς,
κἀκ τῶν ῥεόντων ἀπτέρῳ νοὸς τάχει
μονὰς μεταβῇς πρὸς τὰς ὑπερκοσμίους,
καὶ καταπαύσεις πρὸς τῶν αὐτῶν τεχνίτην.
Ὅν ξεῖνε δυσώπησον εὐνοίας χάριν,
κἀμοὶ παρασχεῖν λύσιν ἀμπλακημάτων,
τῷ τῶν μοναστῶν τῷ βίῳ καὶ τῷ τρόπῳ
ἐκτρώματι φεῦ, καὶ τεθανατωμένῳ
κατ’ ἀντίφρασιν κλήσεως τῆς ἰδίας,
ταῖς βαρυτάταις ψυχικαῖς ἀρρωστίαις,
ὃν νῦν ἀτέχνως, ἀφυῶς, ἐσφαλμένως
γέγραφα ταῦτα, καθ’ ὑπακοὴν τάχα
Ἰωσήφ, τῆσδε τῆς μονῆς τοῦ μνήστορος,
ἐμοῦ δὲ πατρὸς καὶ σοφοῦ διδασκάλου.
Text source J. Declerck 1985, Un colophon metrique d’ Athanase le Galésiote (13e s.), Revue des Études Byzantines, 43, 197-208: 199-201
Text status Text completely known
Editorial status Critical text
Genre(s)
Person(s)
Poet
Athanasios (13th c.) - RGK: II.9 - VGH: 11.K - PLP: I.382 (monachos)
Metre(s) Dodecasyllable
Subject(s)
Tag(s)
Translation(s) Cette tétrade de livres inspirés, bien composés par Paul, le fondateur et le pasteur du monastère de la très vénérable Evergétis, a été dédiée au monastère du Galésion : la (première) dyade antérieurement par Théodoritos, un homme qui s'est distingué dans la vie monastique ; l'autre paire de livres à son tour par Macaire ( = Bienheureux), le moine éminent, et maintenant par le moine Athanase (= Immortel). Le premier a, d'une main et d'un esprit très riches, procuré le support matériel de ce livre, le second les a écrits de sa main, aussi bien que possible ; d'une certaine manière ils montrent par leurs noms que ces livres sont un don du Dieu Verbe, et qu'ils confèrent, à ceux qui les lisent comme il le faut, l'immortalité bienheureuse, et à tous la béatitude immortelle.
Sachant cela donc, qui que tu sois, lecteur, ne t'arrête pas, par un mauvais conseil de l'esprit, aux lettres visibles de ce livre, ne condamne pas non plus sans fondement leurs formes, ni l'arrangement des mots, et ne dis pas, sans raison, tel quelqu'un privé de raison, du mal des pensées raisonnables contenues dans ces propos, mais après avoir sagement contemplé en ton esprit la force de ces propos, accumulée en un langage simple, après l'avoir bien éprouvée et avec l'aide de Dieu l'avoir vraiment connue dans la simplicité de ton cœur (cf. I Par. 29, 17 et Sap. 1, 1) — personne en effet ne la pénétrera comme il le faut, sinon par la sainte simplicité —, cours à leur suite sans te retourner, en oignant chaque jour ton esprit et le nourrissant généreusement de leur lait, le dirigeant vers le chemin divin des vertus et en le présentant nu de toute chose terrestre à Dieu, qui est aussi maître de tout.
Et si soudain quelque part un obstacle se présente, vu que le chemin est très étroit — ces choses arrivent en effet sur les chemins étroits —, brise-le, détruis-le sur-le-champ avec le bâton de la prière et l'éperon de la sobriété, de peur que, négligé pendant une brève période, il ne frappe avec violence et qu'il ne blesse en cachette la beauté de l'âme, et ne la mène en enfer. Sache encore que toutes les paroles des très divins et saints Pères n'ont pas été tirées de la sagesse humaine qui appartient à ce monde, mais de celle d'en haut, et qu'elles ont été prononcées de façon inspirée, qu'elles sont pleines de tout bel enseignement et que toutes elles sont tout à fait exemptes de mensonge et de toute autre invention perverse. Et si à cause de l'imperfection de ta contemplation certaines te semblent se contredire, ne te fie aucunement à ton jugement, mais considère que tu ignores leur force et dépêche-toi de passer sur elles en vitesse ; ou bien parles-en clairement à ceux qui sont anciens par l'esprit et la vie, avec simplicité de cœur et dans la chaleur de la foi, sans ruse : et vraiment à ce moment tu apprendras avec l'aide de Dieu leur signification, qui pour beau coup reste cachée, et joyeusement tu glorifieras le Seigneur, lui qui, de ses lèvres divines, a dit jadis « Demandez et vous recevrez » dans la foi de votre cœur, et qui maintenant réalise cela étrangement ; à aucun prix ne cesse de le bénir, de chanter ses louanges et de l'exalter des lèvres et du cœur, pour que, accédant à tes prières tel un bienfaiteur, il enlève le voile de ton cœur, qu'il l'enveloppe de la lumière du discernement et qu'il le revête de l'illumination de la connaissance. Et alors, avec les pupilles pures de l'esprit, tu pourras, sans cligner des yeux, plonger le regard dans la profondeur même des pensées de l'Écriture, et de là, tu remonteras vite vers la colline de la vertu, d'où tu contempleras Dieu de tes yeux spirituels. De plus, lui aussi te regardera avec bienveillance et avec affection, il te communiquera d'étranges lumières, et il te donnera une plus grande confiance envers lui, par laquelle tu pourras avec délices et d'un cœur intrépide converser avec le maître qui a créé l'homme ; de lui tu apprendras l'intelligence des prodiges et la connaissance des mystères ineffables ; et en plus de cela, tu ressusciteras avant de mourir, et des choses fugaces, avec la vitesse non ailée de l'esprit, tu passeras aux demeures célestes, et tu te reposeras auprès de celui qui les a construites.
Supplie-le, étranger, par bienveillance, de m'accorder à moi aussi la remise de mes fautes, à moi qui, par ma vie et ma conduite, suis l'avorton des moines, et qui, contrairement au sens de mon propre nom, suis mort à cause des très graves maladies de mon âme, moi, qui viens de copier ceci sans art, sans talents, avec des fautes, par obéissance peut-être à Joseph, qui aime ce monastère et pour moi est mon Père et mon maître sage.
Language: French
J. Declerck 1985, Un colophon metrique d’ Athanase le Galésiote (13e s.), Revue des Études Byzantines, 43, 197-208: 201-203
Comment Source text of Declerck (1985: 199-201) modified by DBBE.
Bibliography
Number of verses 100
Occurrence(s) [23759] Ἥδ᾽ ἡ τετρακτὺς τῶν θεοπνεύστων βίβλων
PARIS - Bibliothèque Nationale de France (BNF) - gr. 857 (f. 185v-187r)
(100 verses)
Acknowledgements
Contributor(s)
Identification Vassis ICB 2005, 299: "Athanasius Galesiotes, Subscriptio (Par. 857/185v-187)"
Permalink https://www.dbbe.ugent.be/types/6104
Last modified: 2020-07-30.